Surfaces de roulement à faibles coûts

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1999 by UHPL
2000, 2004 by Henri Baeyens
2007 by Karin Michel
Surfaces de roulement à faibles coûts

Le gravier naturel offre une solution économique
aux problèmes d'accessibilité rurale dans de nombreux
pays du tiers monde. Ce matériaux propose une option à
mi-chemin entre une surface en terre naturelle et l'inclusion d'une
couche résistante, normalement bitumineuse. Le gravier s'impose
si certaines conditions sont satisfaites, telles que disponibilité
de la matière première proche du site de construction,
associée à un épandage exécuté selon
les normes techniques, pentes longitudinales inférieures à
6%, pluviométrie modeste, circulation réduite, et garantie
que les ressources seront disponibles pour le renouvellement périodique
de la couche de surface.
Malheureusement, ces exigences sont rarement satisfaites. Les matériaux,
latéritiques ou autres, sont rares. Ceux de bonne qualité,
encore disponibles aujourd'hui, sont souvent localisés loin des
routes. Les pentes sont souvent raides sur les routes à bas volume
de circulation, afin de minimiser les coûts de construction. La
pluviométrie a tendance être intense et de surcroît
concentrée dans une période relativement courte. En contrepartie,
la poussière générée par l'action des roues
des véhicules pendant la longue saison sèche mène
à la désintégration de la couche de roulement,
emportée ensuite pendant la saison des pluies, surtout sur les
pentes. L'entretien coûte cher,
en particulier le renouvellement périodique de la couche de gravier
à des intervalles de trois à cinq ans. Ainsi, les routes
en gravier bénéficient rarement d'un entretien systématique.
Plusieurs redeviennent des routes en terre, à plus ou moins longue
échéance.
On note aussi des problèmes environnementaux.
Les carrières, une fois exploitées, se remplissent souvent
d'eau, provoquant l'érosion et formant des lieux propices à
la propagation des maladies, tandis que la poussière soulevée
par les véhicules pendant la saison sèche crée
une menace à la sécurité et à la santé.
Heureusement, il existent de nombreuses alternatives pour la construction
de la couche de roulement employant des matériaux disponibles
localement. Elles offrent des solutions parfois moins coûteuses,
et en même temps plus appropriées, plus viables économiquement
et surtout plus durables. Leurs exigences en matière d'entretien
seront moindre que celles des couches de roulement en gravier, non seulement
en termes de coût, mais aussi en éliminant l'emploi de
matériel lourd pour le transport et la compaction. On peut ainsi
envisager l'implication plus facile des petites
entreprises locales qui utilisent des méthodes
à base de main d'uvre et du matériel léger.
On constate donc que la "fenêtre d'opportunité"
pour le gravier se trouve menacée, d'un côté, par
les routes en terre, et de l'autre, par ces nouvelles alternatives.
Le coût additionnel de la couche de roulement en gravier est relativement
élevé, compte tenu de sa faible durabilité, qui
mène à une réduction rapide du niveau de service
offert aux usagers à mesure qu'elle se détériore.
D'un autre côté, les surfaces alternatives, plusieurs perfectionnées
il y a de nombreuses années, peuvent se justifier maintenant
pour des niveaux de circulation plus modestes qu'auparavant. On cite,
entres autres, les méthodes utilisant le macadam,
le pavé, en pierre taillée ou brique, et des matériaux
autre que le bitume pour sceller la surface et ainsi protéger
la fondation de la route. Ces surfaces sont plus durables et assurent
la mobilité de tout véhicule, motorisé ou non,
toute l'année.
Le Global Transport Knowledge Partnership
(gTKP) dispose de d'une documentation abondante.
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